Commune de Soueix-Rogalle
L'histoire de Soueix-Rogalle

L'histoire de Soueix-Rogalle, comparable à nombre de communes de montagne de taille équivalente, est d'abord liée à l'agriculture. Les hommes et femmes de la vallée ont, depuis toujours, mis toute leur énergie pour dompter le relief et la forêt afin de cultiver la terre ou de libérer des espaces pour leurs troupeaux. La vie des habitants est ainsi rythmée par les saisons et les travaux qui y sont liés, et lorsque les champs ou les bêtes leur en laissaient le loisir, ils complétaient leur activité par des travaux d'artisanat ou de commerce (colportage, tissage par exemples). 

Cela ne veut pas dire pour autant que les habitants de la vallée vivaient reclus, en autarcie. En effet, les échanges transpyrénéens sont attestés depuis le Moyen âge, notamment par les accords dits de "lies et passeries". Les habitants des vallées du versant Nord des Pyrénées étaient libres d'amener leur bétail sur les pâturages du versant Sud, et en profitaient pour s'approvisionner en sel ou autres fournitures nécessaires à leur quotidien.

Avec la révolution industrielle, d'autres activités se sont implantées dans les vallées du Couserans. L'hydroélectricité naissante a favorisé l'essor de l'industrie papetière notamment, et comme le versant français des Pyrénées se trouvait dépourvu de bois en raison de l'exploitation agricole, on fait venir la ressource d'Espagne par le Port de Salau, plaçant une nouvelle fois la commune sur un axe d'échanges majeur.

Cependant, cela ne suffit pas à stopper complètement l'exode rural, qui se fait encore plus sentir au sortir de la 1ère Guerre Mondiale, qui emporta près d'un homme en âge d'être mobilisé sur cinq, sans compter ceux qui revinrent mutilés, blessés à vie.

Aujourd'hui, la commune met en valeur son patrimoine architectural, historique et naturel très riche. Outre les habitations et granges de caractère que l'on peut trouver disséminées sur le territoire communal, le patrimoine architectural peut compter dans ses atouts des édifices remarquables telle que la chapelle de Saint-Sernin du XIIème siècle (classée en 1977) ou encore l'église de l’Assomption de la Vierge à Rogalle.

La mémoire du colportage occupe aussi dans la commune une place singulière avec l'ouverture, le 1° juillet 2013, du "Musée de le Maison des Colporteurs".