Interdiction de retour sur le territoire français (IRTF)
Mis à jour le21/10/2025
Si vous faites l'objet d'une obligation de quitter le territoire (OQTF), le préfet peut également vous interdire le retour sur le territoire français. Il s'agit d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF). Si vous ne respectez pas cette interdiction, vous risquez des sanctions pénales. Nous faisons le point sur la réglementation.
Si une OQTF a été prononcée et que vous n'avez pas quitté la France dans le délai des 30 jours, le préfet prononce une IRTF.
Cette décision doit être argumentée.
Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que le préfet ne prononce pas d'IRTF.
Le préfet peut également prononcer une IRTF en même temps qu'une OQTF avec délai de départ volontaire.
Quelle est la durée de l'IRTF ?L'IRTF dure 5 ans maximum à partir du moment où vous avez effectivement quitté le territoire.Si vous vous êtes maintenu ou si vous êtes revenu sur le territoire français malgré l'OQTF, elle peut être prolongée de 2 ans maximum, sans que la durée totale puisse excéder 5 ans.
Quelles sont les conséquences de l'IRTF ?L'IRTF vous interdit de revenir non seulement en France, mais aussi dans tout pays de l'espace Schengen.En effet, une IRTF prononcée en France entraîne un signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen (SIS).Vous devez être informé de votre inscription dans ce fichier lors de la notification de l'IRTF. Cette inscription vous empêchera d'obtenir un un visa pour entrer et séjourner dans l'espace Schengen.Le signalement est supprimé dans les cas suivants :Fin du délai de l'interdictionAnnulation par le jugeAbrogation de la mesure par le préfet.
Quels sont les recours possibles quand une IRTF est notifiée ?Objet du recoursVous pouvez contester l'IRTF en même temps que l'OQTF prise en décision principale.Vous pouvez en plus contester toutes les mesures annexes suivantes :Refus de titre de séjour (parce que vous estimez que vous pouvez être régularisé)Décision fixant le pays de renvoi (par exemple, si vous estimez que vous courrez un risque dans ce pays).Délai pour déposer le recours et délai d'instruction par le tribunalLes délais varient selon que vous êtes assigné à résidence ou en rétention administrative ou non :
Cas généralCas généralSi vous ne faites pas l'objet d'une mesure d'assignation à résidence ou de rétention, le délai pour former un recours est d'1 mois.Un recours gracieux devant le préfet ou un recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur ne prolonge pas ce délai.Le tribunal administratif a un délai de 6 mois pour se prononcer sur votre recours.
En cas d'assignation à résidenceEn cas d'assignation à résidenceVous devez former votre recours dans les 7 jours qui suivent la notification de l'IRTF.Le recours est jugé en procédure spéciale accélérée par un juge unique, dans un délai de 15 jours à partir de l'introduction du recours.
En cas de rétention administrativeEn cas de rétention administrativeVous devez former votre recours dans les 48 heures qui suivent la notification de l'IRTF.Le recours est jugé en procédure prioritaire par un juge unique, dans un délai de 96 heures à compter de la fin du délai de recours.Tribunal compétentLe recours doit être déposé auprès du tribunal administratif territorialement compétent pour la préfecture qui a pris la décision.Si vous êtes placé en rétention ou assigné à résidence, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif dont dépend le lieu de rétention ou d'assignation. Il y a 2 exceptions :Si vous êtes placé au centre de rétention de Metz, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif de Nancy.Si vous êtes placé au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif de Montreuil.Tribunal administratiftaTribunal administratif de ParisAssistance d'un avocatLa présence d'un avocat n'est pas obligatoire. Vous pouvez cependant être assisté par un avocat de votre choix ou demander au tribunal qu'il vous en soit désigné un d'office.AvocatConseil national des barreaux (CNB)À savoirVous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle pour payer vos frais d'avocat.
Une IRTF peut-elle être abrogée ?L'abrogation de l'IRTF peut être automatique, sur votre demande ou décidée par le préfet.Abrogation automatiqueL'IRTF prise par le préfet en complément d'une OQTF avec délai de départ volontaire est abrogée si les 2 conditions suivantes sont réunies :Vous avez quitté la France dans le délai impartiVous prouvez votre sortie dans les 2 mois suivant la fin de ce délai.Vous pouvez prouver votre sortie par tout moyen :Vous pouvez présenter un cachet apposé sur votre passeport par la police aux frontièresVous pouvez aussi vous présenter à l'ambassade ou au consulat français dans le pays de retour.À noterLe préfet peut refuser cette abrogation en fonction de circonstances particulières liées à votre situation et à votre comportement.Demande d'abrogationVous pouvez demander l'abrogation de la mesure à condition de résider à l'étranger (sauf si vous êtes incarcéré ou assigné à résidence). La demande écrite doit être adressée au préfet qui a pris la mesure.
Cas généralCas généralPréfectureprefectureMinistère chargé de l'intérieur
À ParisÀ ParisPréfecture de police de Paris - Service des titres de séjourAbrogation par le préfetLe préfet peut à tout moment abroger l'IRTF.
Quelles sont les sanctions pénales en cas de retour en France pendant la durée de l'IRTF ?Si vous revenez en France pendant la durée de l'IRTF, vous pouvez être condamné par le juge pénal à une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans.Vous pouvez aussi faire l'objet d'une interdiction du territoire français (ITF).
Si une OQTF sans délai a été prononcée, une interdiction de retour sur le territoire français est prononcée d'office.
L'IRTF peut-elle être automatique ?Si vous faites l'objet d'une OQTF sans délai de départ volontaire, vous faites automatiquement l'objet d'une IRTF.Cette décision doit être argumentée.À savoirDes circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que le préfet ne prononce pas d'IRTF.
Quelle est la durée de l'IRTF ?L'IRTF est automatique et dure 5 ans maximum à partir du moment où vous avez effectivement quitté le territoire.Cette durée pourra atteindre 10 ans en cas de menace grave pour l'ordre public quand l'IRTF est prononcée en même temps qu'une OQTF sans délai.À savoirSi vous êtes resté en France malgré l'OQTF, l'IRTF peut être prolongée de 2 ans au maximum dans la limite maximum de 5 ans.
Quelles sont les conséquences de l'IRTF ?L'IRTF vous interdit de revenir non seulement en France, mais aussi dans tout pays de l'espace Schengen.En effet, une IRTF prononcée en France entraîne un signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen (SIS).Vous devez être informé de votre inscription dans ce fichier lors de la notification de l'IRTF. Cette inscription vous empêchera d'obtenir un un visa pour entrer et séjourner dans l'espace Schengen.Le signalement est supprimé dans les cas suivants :Fin du délai de l'interdictionAnnulation par le jugeAbrogation de la mesure par le préfet.
Quels sont les recours possibles quand une IRTF est notifiée ?Objet du recoursVous pouvez contester l'IRTF en même temps que l'OQTF prise en décision principale.Vous pouvez en plus contester toutes les mesures annexes suivantes :Refus de titre de séjour (parce que vous estimez que vous pouvez être régularisé)Décision fixant le pays de renvoi (par exemple, si vous estimez que vous courrez un risque dans ce pays).Délai pour déposer le recours et délai d'instruction par le tribunalLes délais varient selon que vous êtes assigné à résidence ou en rétention administrative ou non :
Cas généralCas généralSi vous ne faites pas l'objet d'une mesure d'assignation à résidence ou de rétention, le délai pour former un recours est d'1 mois.Un recours gracieux devant le préfet ou un recours hiérarchique devant le ministre de l'intérieur ne prolonge pas ce délai.Le tribunal administratif a un délai de 6 mois pour se prononcer sur votre recours.
En cas d'assignation à résidenceEn cas d'assignation à résidenceVous devez former votre recours dans les 7 jours qui suivent la notification de l'IRTF.Le recours est jugé en procédure spéciale accélérée par un juge unique, dans un délai de 15 jours à partir de l'introduction du recours.
En cas de rétention administrativeEn cas de rétention administrativeVous devez former votre recours dans les 48 heures qui suivent la notification de l'IRTF.Le recours est jugé en procédure prioritaire par un juge unique, dans un délai de 96 heures à compter de la fin du délai de recours.Tribunal compétentLe recours doit être déposé auprès du tribunal administratif territorialement compétent pour la préfecture qui a pris la décision.Si vous êtes placé en rétention ou assigné à résidence, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif dont dépend le lieu de rétention ou d'assignation. Il y a 2 exceptions :Si vous êtes placé au centre de rétention de Metz, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif de Nancy.Si vous êtes placé au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot, le recours doit être déposé auprès du tribunal administratif de Montreuil.Tribunal administratiftaTribunal administratif de ParisAssistance d'un avocatLa présence d'un avocat n'est pas obligatoire. Vous pouvez cependant être assisté par un avocat de votre choix ou demander au tribunal qu'il vous en soit désigné un d'office.AvocatConseil national des barreaux (CNB)À savoirVous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle pour payer vos frais d'avocat.
Une IRTF peut-elle être abrogée ?Vous pouvez demander l'abrogation de l'IRTF. Le préfet peut également décider de l'abroger.Demande auprès du préfetVous pouvez demander l'abrogation de la mesure à condition de résider hors de France (sauf si vous êtes incarcéré ou assigné à résidence). La demande écrite doit être adressée au préfet qui a pris la mesure.
Cas généralCas généralPréfectureprefectureMinistère chargé de l'intérieur
À ParisÀ ParisPréfecture de police de Paris - Service des titres de séjourAbrogation par le préfetLe préfet peut à tout moment abroger l'IRTF.Lorsque la durée excède 5 ans, l'IRTF fait l'objet d'un réexamen tous les 5 ans en vue de prononcer éventuellement l'abrogation de la décision. Il sera tenu compte de l'évolution de la menace pour l'ordre public que constitue votre présence en France, des changements intervenus dans votre situation personnelle et familiale et des garanties de réinsertion professionnelle ou sociale.
Quelles sont les sanctions pénales en cas de retour en France pendant la durée de l'IRTF ?Si vous revenez en France pendant la durée de l'IRTF, vous pouvez être condamné par le juge pénal à une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans.Vous pouvez aussi faire l'objet d'une interdiction du territoire français (ITF).
Restrictions d'usage de l'eau (Mise à jour du 14 août 2026)
Les prévisions météorologiques annoncent encore pour les prochains jours des températures supérieures aux normales, alors même que la sécheresse des sols est à des niveaux records depuis la mi-juin.
Dans ces conditions, le préfet de l’Ariège a décidé par arrêté préfectoral le placement en niveau "crise" du bassin versant du Salat. Vous trouverez ci après l'arrêté préfectoral du 14 août 2026 portant déclenchement de mesures de restriction temporaires concernant les usages de l'eau sur les bassins versants ariégeois ainsi qu'un tableau récapitulatif des restrictions par usage.
Concrètement, sont interdits :
L'arrosage des jardins potagers (y compris serres non agricoles) tous les jours de 8h à 20h et de 24h à 4h
L'arrosage des plantations d'arbres de moins de 3 ans, sauf de 20h à 8h du lundi au mardi et du jeudi au vendredi. Interdiction totale en cas de pénurie d'eau potable
L'arrosage des terrains de sports dont aires et centres équestres, hippodromes, circuits motocross et VTT (interdiction totale)
Le remplissage de piscines familiales (interdiction totale)
Le remplissage des plans d'eau (Le remplissage des retenues est interdit sauf retenues destinées à l'alimentation en eau potable, participant au soutien d'étiage dont l'arrêté d'autorisation le permet ou rattachées à une installation de production d'électricité d'origine hydraulique)
La vidange de piscines (interdiction totale, sauf dérogations pouvant être accordées aux communes au titre de l'article R.1331-10 du code de la santé publique)
Le lavage de véhicules et engins nautiques par les professionnels (interdiction totale sauf impératif sanitaire affichage obligatoire de l'arrêté de restriction en vigueur)
Le lavage de véhicules et engins nautiques privés chez les particuliers (interdiction sauf impératif sanitaire)
Nettoyage des façades, toitures, trottoirs, voiries et autres surfaces imperméabilisées (interdiction sauf impératif sanitaire ou sécuritaire)
Alimentation des fontaines d'ornement en circuit ouvert (publiques et privées) : interdiction totale.
L'ensemble des restrictions en vigueur sur notre commune à la date du jour est également présenté au format cartographique et en polygones cliquables pour afficher la liste des restrictions sur le site VigiEau : https://vigieau.gouv.fr/.
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